Les images BMP sélectionnées
dans le film
à l'aide du logiciel AVI2BMP peuvent être compositées à la main dans
presque tous les logiciels de retouche photo tels que Photoshop ou Coreldraw (pour les plus
connus). Mais la mise en oeuvre n'est pas simple notamment pour l'alignement qui demande
de la précision dans le positionnement des images et donc également dans les mouvements
de la souris. Si vous avez une cinquantaine d'images cela risque de vous prendre beaucoup
de temps!
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LE CENTRAGE
DES IMAGES AVEC IRIS |
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Dans Iris, ouvrez la première image de la
série à compositer. Utilisez le bouton "ouvrir" à partir du menu principal ou
tapez la commande suivante dans la fenêtre de commande :
>LOAD
jupiter01
Utilisez ensuite la souris pour faire un cadre de
sélection qui contient la planète. Ce cadre permet à IRIS de connaître
dans quelle
partie de l'image se trouve le sujet à compositer. Tapez ensuite la commande suivante :
>PREGISTER
jupiter
jupi 256 50
Dans ce cas précis, les 50 images originales avec le nom
générique jupiter" (jupiter01,jupiter02,...,jupiter50) seront centrées les
unes par rapport aux autres avec une taille de 256 pixel de largeur par 256 pixel de
longueur et seront enregistrées sous le nom "jupi" (jupi01,juoi02,...,jupi50)
La syntaxe :
PREGISTER
[NOM1] [NOM2] [TAILLE] [NOMBRE]
[NOM1] : Nom générique des images
originales non centrées
[NOM2] : Nom générique des images de sortie (après recentrage)
[TAILLE] : Taille des images de sortie doit être une puissance de 2 (128-256-512)
[NOMBRE] : Nombre total d'images |
Si, sur les images originales, le sujet n'est
jamais au même endroit et qu'il se balade de droite à gauche et de haut en bas pour des
raisons de mauvais suivi par exemple, il est préférable d'utiliser une taille d'image
finale de 512 X 512 afin que l'alignement puisse se faire normalement sans risque de
coupure à travers la planète.
En théorie, plus le nombre d'images compositées
est important, plus le rapport signal/bruit augmente (il est multiplié par la racine carrée
du nombre d'images compositées). En clair, plus vous avez d'images à compositer, plus votre
image une fois traitée présentera des détails fins. Mais ne cherchez pas non plus à
compositer à tout prix le maximum d'images en y ajoutant des images moins bonnes. L'
expérience vous aidera à trouver le bon compromis entre nombre d'images et qualité des images sélectionnées.
On peut améliorer l'efficacité de la
commande PREGISTER, en "normalisant" le fond (offset) des
images. S'il n'est pas tout à fait noir, il y aura une influence sur la précision de
l'alignement. Pour obtenir de bon résultats, vous devez rendre le fond de toutes les images
le plus noir possible. Sur la première image de la série, sélectionnez
à l'aide de la
souris la zone de l'image où le fond n'est pas tout à fait noir. Ensuite tapez la
commande suivante :
>NOFFSET2 jupiter njupiter 0 50
Dans ce cas précis, transforme le fond des 50
images originales (jupiter01,jupiter02,...,jupiter50) en le normalisant à 0. Les images
ainsi transformées seront enregistrées sous le nom générique "njupiter"
La syntaxe : NOFFSET2
[NOM1] [NOM2] [NORME] [NOMBRE]
[NOM1] : Nom générique des images à
normaliser
[NOM2] : Nom générique des images à la sortie
[NORME] : Chiffre qui nous donne la valeur du fond noir (ici 0)
[NOMBRE] : Nombre total d'images à normaliser |
Rq1 : Le centrage par la commande pregister
prend un peu de temps surtout si le nombre et la taille des images sont
grands. Un centrage
de 50 images avec une taille de 512 mettra environ 10-15 min à un ordinateur du type
Pentium 166.
Rq2 : Depuis la version 3.21 iris propose de nouvelles
commandes pour le centrage : Le drizzling pour les images
sous-échantillonnées (voir les données techniques pour connaître votre
échantillonnage) et le cregister qui est rapide et surtout tolérant
quant à la position de la planète sur l'image originale. Pratique à utiliser si l'on
veut faire tenir une planète et ses satellites dans une image en 256X256 sans devoir
passer par le format 512 (pour éviter les coupures)
Rq3 : Si vous faites de la trichromie, ne vous
embêtez pas
à faire un >PREGISTER sur les trois séries d'images. Il suffit de le
faire une seule fois par exemple sur la série verte et d'appliquer les translations aux
autres couleurs simplement en utilisant la commande >FILE_TRANS
qui va utiliser le fichier shift.lst (généré par le premier >PREGISTER)
La syntaxe :
FILE_TRANS
[NOM1] [NOM2] [NOMBRE]
[NOM1] : Nom générique des images à
l'entrée
[NOM2] : Nom générique des images à la sortie
[NOMBRE] : Nombre d'images à translater |
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L'ADDITION
DES IMAGES AVEC IRIS |
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Après l'opération de centrage, les
images doivent être additionnées en tapant la commande suivante :
>ADD2 JUPI 50
Dans ce cas précis, j'additionne les 50
images issues du centrage (jupi01,...,jupi50). L'addition est rapide : un nombre de 50
images est additionné en quelques secondes.
La syntaxe : ADD2
[NOM] [NOMBRE]
[NOM] : Nom des images à additionner
[NOMBRE] : Nombre des images à additionner |
Les images se superposent, et
les "intensités" de chacune s'additionnent. L'image finale semble
être "saturée". A l'aide de la souris, déplacez les curseurs "des seuils de
visualisation" afin de retrouver une valeur correspondant à une image correctement
exposée. Il est également possible d'utiliser la commande VISU dans la zone de texte qui
a exactement les mêmes effets. Pour limiter l'intensité maximum à la valeur 2500 et
minimum à 0, on pourra taper la commande :
>VISU 2500
0
La syntaxe : VISU
[seuil max] [seuil min]
[SEUIL MAX] : Valeur de l'intensité
maximum
[SEUIL MIN] : Valeur de l'intensité minimum |
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EN
RESUME,
UN SCRIPT DE COMPOSITAGE POURRAIT RESSEMBLER A CELUI-CI : |
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Pour un compositage
de 50 images brutes nommées "jupiter"
>LOAD
jupiter1
>NOFFSET2 jupiter
njupiter 0 50
>PREGISTER njupiter
jup 256 50
>ADD2 jup 50
>SAVE jupiter_compositee |
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L'image issue du compositage de 50 autres
semble plus "lisse" mais il reste encore à révéler les détails qui ne sont
pas encore "nets". Cliquez sur la suite pour découvrir la prochaine étape (le
masque flou et compagnie...)
REMARQUE IMPORTANTE
Si les pixels de votre capteur CCD ne sont pas
carrés, ce
qui est le cas de la QuickCam VC (la vesta pro n'est apparemment pas concernée), il est
préférable de passer par une étape supplémentaire qui consiste à dimensionner
l'image
compositée avant traitement par masque flou par exemple. De cette façon, on retrouve des
proportions plus réelles pour les planètes. Je ne l'ai pas fait sur les images qui
illustrent les rubriques suivantes ( hou! le vilain! et dire qu'il se permet de nous
donner des conseils Pfff! vraiment n'importe quoi! ) cela explique notamment
pourquoi Jupiter ne semble pas assez aplatie au niveau des pôles...
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LE
DIMENSIONNEMENT DE L'IMAGE : |
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Il est préférable d'utiliser
l'interpolation de type Spline et d'augmenter la taille plutôt que de la diminuer. Pour la
QuickCam VC, il faut augmenter d'un facteur 1.08 suivant X et laisser 1 pour l'axe
Y à
partir du menu "Géométrie" => "Changement d'échelle" ou en
tapant la commande suivante :
>SCALE
3 1.08 1
La syntaxe :
SCALE [OPTION] [XF] [YF]
[OPTION] : 1 duplication 2 interpolation 3 spline
[XF] :
Coefficient d'échelle suivant X
[YF] :
Coefficient d'échelle suivant Y |
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