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LA MISE EN STATION

d.gif (152 octets)
triangle3.gif (843 octets) Mise en station approchée pour l'observation contemplative
triangle3.gif (843 octets) Mise en station affinée pour l'observation attentive
triangle3.gif (843 octets) Mise en station rigoureuse pour la photo longue pose
triangle3.gif (843 octets) Version téléchargeable (format Word zippé ~60 ko)
polaire2.gif (2815 octets) axesdero.GIF (16468 octets) polaire1.gif (2538 octets)

La mise en station d'un instrument consiste à rendre l'axe horaire du télescope ou ascension droite (AD) parallèle à l'axe de rotation de la terre.

 

L’installation est la dernière grande étape à la préparation d’une soirée d’observation. La mise en station (c’est son nom) consiste à régler l’orientation des axes de la monture équatoriale pour compenser la rotation terrestre. C’est une étape souvent redoutée par les débutants qui s’imaginent devoir faire des manipulations longues et compliquées. Mais l’alignement polaire ne demande pas forcément une grande exactitude pour être efficace. En pratique, on peut considérer qu’il existe trois niveaux de précision. Ils correspondent à trois méthodes simples de mise en station : la mise en station approchée, affinée et rigoureuse. A vous de choisir celle qui sera la mieux adaptée au type d’observation que vous voulez entreprendre…


La mise en station approchée
POUR
L’OBSERVATION CONTEMPLATIVE


Ce soir, vous avez décidé de faire une petite balade céleste : juste pour contempler ces objets brillants qui vous plaisent tant (ceux que vous trouvez les yeux fermés). Mais le ciel menace de se couvrir d’un instant à l’autre… Le long du terminateur, le grand vertige des reliefs escarpés vous attend. Mais la lune et ses fabuleux cratères vont disparaître bientôt derrière ce maudit mur…Inutile de vous dire que dans ces conditions il faut faire vite ! Ne gaspillez pas votre précieux temps d’observation à faire un alignement polaire qui vous prendrait plusieurs dizaines de minutes. Gagnez du temps en faisant une mise en station approchée.

Tout d’abord, commencez par installer l’instrument sur un plan bien horizontal et pas trop meuble. Si votre trépied est réglable en hauteur, plus il sera bas et écarté plus il sera stable. Mais attention au confort : une mauvaise position entraîne une mauvaise observation et vous fatiguera très rapidement. C’est une affaire de compromis entre confort et stabilité. Ensuite, trouvez le Nord. Pour cela, aidez-vous simplement de l’étoile polaire en abaissant une perpendiculaire sur l’horizon. Si Polaris n’est pas visible, pas de panique, une boussole vous tirera d’affaire. Une fois le Nord repéré, déplacez l’ensemble (le trépied et la monture), de façon à ce que l’axe horaire (aussi appelé ascension droite) soit orienté approximativement dans cette direction. La dernière étape consiste à régler l’inclinaison de ce dernier par rapport à l’horizontal pour qu’il affiche la latitude de votre lieu d’observation. Pour vous simplifier la tache, toutes les montures équatoriales du commerce sont maintenant équipées d’une visse de réglage en latitude avec une graduation en degrés.

Cette mise en place vous prendra au grand maximum 5 mn. Avec cette façon de procéder, l’erreur sur la mise en station est certes très importante, mais aucunement gênante pour une observation " passive " des objets brillants et faciles à pointer (sans prise de notes ni de dessins)


La mise en station affinée
POUR
L’OBSERVATION ATTENTIVE,
LE REPERAGE DIFFICILE OU LE DESSIN


Avec une mise en station approchée, la fréquence des rattrapages (une toutes les minutes environ) est très gênante surtout pour celui qui a les mains occupées ! Alors, pour le pointage des objets difficiles à repérer (en s’aidant de ses coordonnées) et pour la prise de notes, de dessins ou pour tous les autres types d’observation " actives ", il faut améliorer la précision.

Une fois l’instrument mis en station comme décrit précédemment, repérez l’axe de déclinaison (DEC). Tournez-le de façon à ce que le petit index affiche 90° et serrez les freins. Maintenant, en déplaçant la monture uniquement en latitude et en azimut (sans toucher aux molettes en déclinaison et ascension droite), centrez l’étoile polaire dans votre chercheur (supposé optiquement bien centré par rapport à l’instrument). Lorsqu’elle sera au centre, considérez que la monture est orientée de façon satisfaisante pour une utilisation manuelle.

Mais, pour la photographie à courte pose (5 ou 10 mn) ou pour viser une coordonnée plus précisément, il faut encore améliorer la précision. Car l’étoile polaire ne matérialise pas exactement le pôle nord céleste. Il se trouve actuellement à 45’ de cette dernière et sur une droite rejoignant Alpha du Dragon (l’effet de précession déplace sa position de 20’’ par an). La connaissance du champ de votre chercheur, et de l’orientation de cette droite (utilisez une carte mobile), vous permettra d’évaluer le déplacement à effectuer (toujours en azimut et en latitude uniquement) tout en prenant garde aux inversions de symétrie (au travers d’une lunette l’image est inversée haut bas, droite gauche). Sur certaines montures du commerce, il existe un viseur polaire intégré à l’axe horaire ou au chercheur, ce qui simplifie la tache. En fonction de la date et de l’heure, il vous permet de localiser le pôle céleste par rapport à Polaris.

Arrivé à ce stade, le pointage des objets est beaucoup plus précis. Avec cette mise en station, la fréquence et l’amplitude des corrections à apporter sont faibles (environ toutes les 5 à 10 minutes). Vous pouvez prendre des photos en parallèle ou au foyer avec des temps de pose relativement longs (inférieurs à 40 minutes). Avec l’habitude, toute la manip. ne vous prendra guère plus de 10 minutes.


La mise en station "rigoureuse"
POUR
LA PHOTOGRAPHIE LONGUE POSE


Voici une méthode qui s’inspire de celle de l’astronome Bigourdan. Beaucoup plus précise que la précédente, elle est vivement recommandée pour les photos à longue pose au foyer d’un instrument. La manip. consiste à effectuer des corrections de plus en plus fines à partir de l’observation alternée de quelques étoiles situées dans des directions particulières. C’est une méthode par approximations successives qui réside dans l’analyse des dérives de l’étoile repère considérée.

 

Le réglage en azimut de la monture :

Avec un oculaire de fort grossissement (réticulé de préférence), centrez une étoile proche de l’intersection entre le méridien sud local et l’équateur céleste (aidez-vous d’une carte). Identifiez les directions géographiques. L’orientation est-ouest dans la direction AD est donnée par le " passage " de l’étoile dans le champ de l’oculaire (lorsque la monture n’est pas entraînée). Maintenant, observez le déplacement de l’étoile uniquement dans la direction DEC (axe nord sud) : si l’étoile se déplace vers le nord, tournez le côté nord de la monture vers l’est en utilisant les mouvements fins en azimut et inversement si l’étoile dérive vers le sud. Remettez l’étoile au centre et observez de nouveau la dérive. Recommencez autant de fois que nécessaire jusqu’à obtenir une dérive quasiment nulle en déclinaison.

Le réglage en latitude de la monture :

Dirigez maintenant votre instrument vers une étoile située à l’est et à 10 ou 20° de l’équateur céleste (si vous choisissez une étoile à l’ouest, le raisonnement est identique mais les effets sont inversés). Observez la dérive dans la direction DEC : une dérive vers le nord indique qu’il faut diminuer l’angle en latitude et inversement pour une dérive vers le sud. Remettez l’étoile au centre et observez de nouveau la dérive. Recommencez autant de fois que nécessaire jusqu’à obtenir une dérive quasiment nulle en déclinaison.

Ces deux étapes (réglage latitude + azimut) doivent être répétées une dizaine de fois pour obtenir un bon alignement. Cette méthode est très longue (1 heure au minimum) car en progressant dans les réglages, les dérives se détectent de moins en moins rapidement.

 

Passage obligé pour tous les possesseurs de montures équatoriales, la mise en station ne doit pourtant pas être un obstacle à l’observation ! Ces trois méthodes simples sont à la portée de tous les amateurs. Mais vous l’aurez compris, la mise en station doit être adaptée à ce que vous voulez faire. Il est par exemple inutile de perdre du temps à faire un alignement polaire avec exactitude juste pour une observation d’une heure… Inversement, ne comptez pas faire des recherches efficaces en utilisant les coordonnées de la monture mise en station approchée! Alors, avant de commencer l’installation, posez-vous la question : Que vais-je observer ce soir ?

Sélection d’étoiles pour la troisième méthode

Etoiles proche de l'équateur

Nom

Mag

Alpha

Delta

Delta Cet

4.07

2h39m28 +0°19’35
Alpha Aqua

2.94

22h05m45 -0°19’13
Theta Aquil

3.25

20h11m16 -0°49’14
Lambda Oph

3.82

16h30m52 +1°59’13
Zeta Vir

3.38

13h34m39 -0°35’34
Iota Hydrae

3.9

09h39m50 -1°08’29
Delta Mon

4.15

07h11m51 -0°29’35.6
Delta Ori

2.23

05h32m00 -0°18’01

Etoiles entre 10 et 20 ° de déclinaison

Beta Atietis

2.66

01h54m38 +20°48’27
Alpha Peg

2.49

23h04m44 +15°12’20
Alpha Del

3.78

20h39m36 +15°54’49
Zeta Aquil

2.99

19h05m22 +13°51’56
Alpha Her

3.37

17h14m36 +14°23’33
Alpha Boo

0.16

14h15m37 +19°11’03
Alpha Leo

1.41

10h08m21 +11°58’03
Gamma Gem

2.02

06h37m42 +16°23’52
Alpha Tau

0.99

04h35m55 +16°30’28

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L'astronomie pratique à l'usage des débutants

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